LA BIOGRAPHIE

Histoire de la vie de Françoise Bourdin

Dès sa naissance en 1952 à Paris, Françoise Bourdin semblait promise à un avenir peu commun. Elevée par des parents artistes, elle a grandi au milieu des crinolines et des costumes de scène dans une ambiance qu’elle qualifie de merveilleuse. À cet âge de la vie où il suffit d’un rien pour déclencher l’étincelle des histoires, Françoise Bourdin découvre l’opéra, cet univers où les artifices servent à mettre en lumière les plus hauts tourments de l’être humain, ses drames, ses tragédies et ses emportements. Elle voit sa mère mourir sur scène, endosser des rôles de cantatrice éperdue et assiste, impressionnée, à l’enchevêtrement des passions les plus inextricables.

Cette première porte d’entrée vers la littérature, avant même de savoir déchiffrer l’écriture, lui ouvrira l’accès à un univers qu’elle ne quittera jamais plus, celui de l’imaginaire véhiculé par les mots. C’est dans la bibliothèque de son père qu’elle découvre avec enchantement Giono, Colette, Mauriac ; puis Baudelaire et Nerval, remplacés par Proust, Tolstoï, les sœurs Brontë, Sartre, Zola, Dumas et Hugo… Elle se met alors à écrire et publie deux romans, Les Soleils mouillés puis l’année suivante De vagues herbes hautes, fiction qui connaîtra un vif succès qui sera adapté en téléfilm.

Plus que les sujets nobles de l’opéra, éloignés des considérations contemporaines qui lui tiennent à cœur, elle choisit de raconter des histoires qui nous ressemblent. Elle puise son inspiration dans le quotidien de ceux qui l’entourent, raison qui explique sans doute le succès incontournable de ses romans qui la hissent aujourd’hui dans le top 10 des écrivains français avec plus de 8 millions de livres vendus.  Les thématiques qui l’animent se rapportent essentiellement au rôle de la famille et de l’amitié dans notre construction personnelle, ainsi qu’à la nécessité de contribuer à la préservation de la faune et de la flore.

Proche des animaux et de la nature, Françoise Bourdin vit aujourd’hui en Normandie dans la maison qu’occupait l’écrivain André Castelot. Ce cadre, propice au travail d’écriture – elle a publié trente-six romans depuis 1994, date de sa première collaboration avec Belfond – lui offre aussi tout le loisir de vivre en symbiose avec ses animaux et surtout ses chevaux, elle qui a longtemps hésité entre une vocation de jockey et d’écrivain. Sa maison lui permet, surtout, de vivre entourée de ses enfants et petits-enfants, « la plus belle réussite de son existence »